Depuis quelques années GLOBAL ALLIANCE AGAINST FEMALE GENITAL MUTILATION lutte contre les mutilations Génitales des femmes. Nous allons essayer de vous expliquer un peu cette mauvaise pratique.

Les mutilations génitales féminines constituent un élément crucial des cérémonies d’initiation rituelles dans certaines communautés, dans la mesure où elles marquent le passage à l’âge adulte des fillettes, la croyance populaire y voyant un moyen de contrôler la sexualité féminine. Il importe essentiellement de garantir ainsi la virginité des femmes avant le mariage et leur chasteté.

L’origine de ces pratiques est relativement méconnue des chercheurs, mais il existe des preuves de leur existence bien avant l’apparition du christianisme et de l’islam, dans des communautés qui les perpétuent aujourd’hui.

L’âge des fillettes au moment de la mutilation varie en fonction des régions. Suivant les endroits, les mutilations génitales féminines sont pratiquées sur des nourrissons de quelques jours, sur des fillettes âgées de 7 à 10 ans, et sur des adolescentes. Les MGF concernent également des femmes adultes, qui les subissent au moment de leur mariage.

À l’heure actuelle, les mutilations génitales féminines sont couramment pratiquées en Afrique. Dans une moindre mesure, elles sont aussi pratiquées en Asie, au Moyen-Orient, dans la Péninsule arabique, en Australie et en Amérique latine. Dans les pays occidentaux, les cas sont de plus en plus nombreux chez les femmes et les fillettes immigrées des sociétés concernées.

Aujourd’hui, les organisations œuvrant en faveur des droits de l’homme dans les pays occidentaux, en Afrique et en Asie considèrent les mutilations génitales féminines comme une violation des droits de l’homme. Ces pratiques sont considérées comme des formes inacceptables de modification de l’intégrité physique de la personne, d’autant plus que ces mutilations sont effectuées sur des personnes trop jeunes ou trop vulnérables pour y accorder leur consentement éclairé. Le chirurgien Pierre Foldes, qui a mis au point une technique chirurgicale de reconstruction décrit l’excision comme « un crime multiple fait de viol collectif, d’inceste, de mutilations et d’ignorance ».

La GAAFGM a lancé plusieurs activités artistiques par exemple la collecte des tableaux peints par les artistes qui luttent contre cette ancienne pratique. Aujourd’hui elle se lance avec les artistes musiciens. Ces artistes seront en spectacle ce 03 décembre 2012 à Genève pour dire non à la Mutilation génitale féminine. Ils sont au nombre de cinq artistes l’incontournable JASPER VAN’T HOF (Suisse),Yolande AMBIANA , Philippe EKEKE (Cameroun) , Mirlinda KUAKUVI (TOGO) et DRA DIARRA (MALI) .

La Togolaise depuis la sortie de son premier album a toujours défendu la cause de la femme dans ces compositions surtout les problèmes de couple. MIRLINDA a aujourd’hui trois Albums à son actif. Femme de cœur et sociale déjà ambassadrice de la prévention routière dans son pays, marraine de plusieurs activités sociales, maintenant elle s’insurge contre la Mutilation féminine dans le monde. Elle va mettre son savoir faire en matière de chanson pour lancer son cri d’alarme aux côtés d’autres voix contre les GMF le 03 Décembre 2012 au ECUMENCIAL CENTER à Genève (Suisse) avec le soutien de l’UNESCO.