Kalvin Soiresse Njall est écrivain, juriste de formation, et journaliste correspondant de la BBC à Bruxelles (Belgique). Il vient de faire paraitre son premier roman intitulé « les bureaux paternels, la polygamie à la question » édité conjointement par les éditons l’Harmattan à Paris (France) et les éditions Mandé à Bamako (Mali).

Dans cet ouvrage, « les bureaux paternels, la polygamie à la question », l’auteur parle des relations extraconjugales dans des foyers en Afrique. C’est une attaque en règle de la polygamie telle qu’elle est pratiquée en Afrique et particulièrement au Togo. C’est un roman dans lequel est mêlé fiction et des réalités vécu par l’auteur lui-même.

Kalvin soiress a écrit son roman sur des faits qui ont marqués son enfance. Il a effectué toutes ses études secondaires au Togo. Après son baccalauréat, il poursuit ses études de droit à l’université de Lomé. Déjà ce niveau il ne peut s’empêcher de se prendre au jeu des anecdotes concernant les relations ambigües entre certains professeurs d’université et certaines étudiantes.

« Les bureaux paternels, c’est un roman qui prend le prétexte de la polygamie et du fait que la polygamie entraine des conséquences, pas seulement la polygamie, mais les questions de l’émancipation de la femme. Les questions de domination de l’homme sur la femme, je prends prétexte sur la polygamie pour expliquer toutes ces questions. Parce que la polygamie est un instrument de domination de la femme. Et dans une société où la femme n’est pas assez développée, la femme n’est pas assez prise en compte dans son revendication, l’intelligence de la femme n’est prise en compte et bien cette société régresse voilà un peu l’Object du roman. C’est un décryptage de la société dans laquelle nous vivons. C’est-à-dire la façon dont les hommes prennent plusieurs épouses mais également la façon dont les femmes peuvent devenir des manipulatrices dans ce système. Dans ce roman on retrouve toute la galaxie du polygame les maitresses officielles, les épouses, les maitresses ambulantes, les marabouts, les entremetteurs et les conséquences lorsque le polygame décède donc il y’a un revu un peu sociétale de ces questions. Voilà un peu l’Object du roman. » Voilà les explications de l’auteur pour justifier l’existence de son roman. Précision que Kalvin Soiresse Njall écrit son roman sur les faits qui ont marqués profondément son enfance.

C’est en 2004, lors du voyage au Nigéria où l’auteur devait chercher son visa pour la Belgique pour rejoindre sa maman, que l’idée de ce roman est née. Les autres sources d’inspiration de l’auteur sont : la vie de ses parents, la souffrance de sa mère qui l’a eu très jeune alors qu’elle a à peine 19 ans, le phénomène social des « bureaux » le carcan social oppressant dans lequel les femmes sont enfermées, et les observations faites sur les comportements dans les sociétés et cultures africaines, mais aussi dans les sociétés et cultures européennes.

Nyobé est le héros du roman. Celui-ci a vécu toute son enfance dans la fascination de la puissance paternelle, mais au jour de la mort de ce père adulé, il réalise que le système, qui n’a pour seule fondation qu’une poutre représentée par le polygame, s’écroule dès que ce dernier rend l’âme. « C’est l’histoire d’un jeune Africain, qui est impressionné par son père qui arrive très facilement à séduire les femmes. D’ailleurs quand il est jeune, il pense que l fait de séduire les femmes c’est un signe de puissance masculine et le problème c’est que en évoluant et en étant contact avec la société européenne il s’est rendu compte que en fait la vie dans qu’amenée son père, la vie d’épicurien cette vie trépidante qu’il a mené les belles femmes le bons vin, la bonne chère mène en fait à un désespoir, le désespoir c’est la mort. Et quand le monsieur meurt, Nyobé va sur son tombeau, là je prends des lieux que j’ai transformé les noms mais ce sont des lieux qui existent au Togo et partout en Afrique. Alors Nyobé va sur son tombeau et il voit que lui il n’arrive pas à séduire les femmes comme son père. et là, il se pose une question, et il se rappel de tout ce qu’il a subit, comme influence positive ou négative de la part de son père, il va parler à son père sur son tombeau, et dans le déroulé de son histoire, il raconte les différents aspects, les maitresses officielles, ce qu’on appelle les bureaux officiels, les bureau ambulants, ce qu’on subit ses deux mères : sa véritable mère, et sa marâtre, les entremetteurs ,les marabouts tout ça figure dans le roman. », se résume l’œuvre.

La dédicace du roman eu lieu à Lomé le 12 novembre 2012. La particularité de ce chef-d’œuvre du Belgo-Togolais Kalvin Soiresse Njall réside dans l’attaque qu’il livre à la polygamie en Afrique en se fondant sur la promotion des droits fondamentaux de l’homme.

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