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Pierre Akakpo

Pierre Akakpo

URL du site internet: http://www.tootogo.tv

Miss Togo France Europe 2015 : La couronne de la beauté togolaise passe à la 4e édition.

Pour la 4e année consécutive, la beauté togolaise sera à l’honneur à Paris (France), le samedi 9 mai 2015. Organisé par l’association Atof Events depuis la première édition en 2012, cet événement devient incontournable. A l’occasion de l’édition de 2015 en pleine élaboration, Essi Gnaglom, la présidente du comité se livre à TooTogo.

Essi Gnaglom, qu’est-ce que ça vous fait, le fait d’être la présidente du comité Miss Togo France Europe ?

C’est une très lourde responsabilité. Beaucoup de pression. Je me dois d’être à la hauteur. Ce projet me tient vraiment à cœur et lorsque l’on croit en ce que l’on fait, on met en œuvre pour que ça marche. Nous sommes une petite équipe très motivée et qui se bat pour les conditions de travail des femmes et des enfants en zone rurale au Togo. Ces femmes sont délaissées et abandonnées. Elles travaillent dur pour tenir à bien leurs foyers. Elles sont la force du foyer. Notre association ATOF EVENTS intervient sur tout ce qui est éducation, santé et l’autonomisation financière des femmes. C’est un combat que nous menons depuis 2012 et nous prions le bon Dieu de nous donner la santé pour pouvoir les soutenir.

Quelle relation avez-vous avec le comité Miss Togo ? Et avez-vous leur soutien financier et moral ?

Le comité de Lomé et nous sommes des partenaires. Au moins une de nos candidates participe au concours national. Tout se passe très bien.

Aujourd’hui, vous êtes en préparation pour la 4e édition, qu’est-ce que l’élection Miss Togo France apporte à la culture togolaise en Europe ?

Notre but est de promouvoir la culture du Togo dans tous les sens (artistique, mode et beauté, mettre en avant les créateurs de bijoux etc…). Nous voulons faire découvrir les acteurs culturels de chez nous à travers les différents évènements que nous organisons.

Est-ce possible d’étendre cet événement « Miss Togo France Europe » vers les autres pays européens ? Si oui, quels sont vos moyens ? Si non, pourquoi ne pas essayer ?

Oui bien sur, c’est le but. Pouvoir étendre les castings dans différentes villes de l’Europe et faire la finale à Paris. Les choses sont possibles mais il nous faut des financements. Comme je l’ai dit plus haut, nous sommes une association de 7 membres qui se bat pour mener à bien ce projet. Dans l’association, il y a différentes nationalités et ce n’est pas aux autres nationalités de participer financièrement pour mettre avant un pays qui n’est pas le leur…

Il y a des rumeurs qui circulent comme quoi Diane HANVI la Miss 2014, n’a pas obtenu la majorité absolue des suffrages et que le résultat donné n’était pas le bon. Que dites-vous de cette rumeur ?

Diane HANVI s’est battue comme il le fallait et ça dès le début des répétions. Elle a compris tout ce que le coach leur apprenait et les a mis en pratique le jour de la finale et a convaincu le jury. Donc elle mérite son titre. Être Miss n’est pas seulement la beauté physique mais c’est un ensemble. Elle s’est où elle va et c’est le plus important. Diane est forte car malgré toutes les critiques sur elle, elle a su garder la tête haute et fière d’avoir tout donner pour son titre. Elle est encore plus motivée que jamais et nous prenons plaisir à travailler avec elle.

Depuis la création de cet événement, vos attentes sont-elles atteintes ? Et comment trouvez-vous le public ?

Le public est réceptif. Son retour nous permet de nous améliorer en prenant en compte les remarques pertinentes. Notre objectif n’est pas encore atteint car nous voudrions pouvoir créer des groupes de travail dans différentes villes pour communiquer autour de l’évènement mais comme je vous le disais, il faut l’appui des partenaires financiers pour nous y aider.

Parfois les artistes de la chanson font des coups bas aux organisateurs d’événements, avez-vous rencontré de tels problèmes ? Parlant d’artistes, parlons de ceux qui seront là en 2015.

Je pense chaque organisateur rencontre des difficultés sur la mise en place artistique de leur évènement et ça différemment. Je pense que souvent c’est à cause du compromis. Il faut aussi comprendre les artistes car ils vivent de leur passion et on doit respecter cela. L’essentiel est de faire en sorte pour chaque partie puisse s’y retrouver. En ce qui concerne 2015, je n’en dit pas plus car nous ne sommes que sur la partie sélection pour le moment. Nous ferons tout pour être à la hauteur et surtout faire découvrir des nouveaux talents à notre public.

Concernant les miss, avez-vous déjà des inscrites pour 2015 ? Si oui combien en ce jour ?

Oui, Il y avait des candidates qui avaient déjà anticipé depuis l’an dernier. Et d’autres arrivent au fur et à mesure.

Pour votre 4e édition qui s’annonce tambour battant, Tootogo vous souhaite bon vent.

Merci à Tootogo qui nous soutient depuis nos débuts. Je remercie également à tous ceux qui croient en nous et qui continuent à nous soutenir car c’est ensemble que nous bâtirons la cité !

Jean-Claude ABALO expose l’Afrique dans sa diversité en Belgique

Dans une Afrique pleine d’espérance et à travers ses expériences, Jean-Claude ABALO affectueusement appelé « JC » va exposer ses photos prises dans différentes contrées du continent noir. Sous le thème « L’Afrique au pluriel », cet « œil de lynx » connu dans le microcosme des photojournalistes africains et internationaux fera l’actualité du 15 septembre au 09 Octobre 2014 à La Louvière, région du Hainaut, en Belgique. Cet autodidacte est venu à la photo par vocation, puis en se formant chez les grands de la profession. Sa photographie est le reflet de la somme de ses expériences, qui lui ont permis d’avoir un regard particulier avec le réel.

L’Ecrivain et Professeur d’Université de Lomé, Kangni Alem note qu’il « n’est pas un photographe qui revendique une ligne esthétique complexe, adossée à une démarche abstraite. Il fait partie de ces photographes qui aiment se raconter une histoire, celle que le modèle leur inspire, avant d’appuyer sur le déclencheur. Et comme si se raconter l’histoire ne suffisait pas, il tente de vivre intensément, avec le sujet à photographier, ce moment « unique » où la fiction surgit dans le viseur. Et c’est là toute la force et le paradoxe du photographe : cherchant à faire passer un message et non pas un artefact, ses photos deviennent engagées, involontairement. L’Afrique qu’il photographie est jeune, dynamique et loin de tous les clichés, une Afrique moderne où les gens s’inventent leur bonheur à l’arraché ! ». Nous l’avons rencontré le concerné. Interview.

Tu vas exposer tes photos prises dans les rues, quartiers et villes africaines, à la Louvière en Belgique. Pourquoi cette ville ? et d’où sors-tu cette idée ?

Le centre qui a accepté accueillir mon exposition est celle de la Louvière, avec son Directeur très ouvert, et ça va de soi. L’idée a germé de façon anodine. Je discutais avec des amis (africains et européens) des préjugés vécus et entendus. Pour justement casser ces idées erronées de l’Afrique, ces amis bien introduits dans les milieux culturels et artistiques et moi sommes lancés le défi de réaliser cette exposition. Et ils m’y ont aidé à parfaire ce rêve.

En regardant tes photos, pour les personnes qui te connaissent, on sent une partie de toi, c’est fait exprès ?

Rires… Je n’ai jamais fait attention à ça. C’est maintenant que je fais mon introspection… Si tu le dis, c’est vrai. C’est toujours intéressant d’avoir son identité. Et quand c’est un professionnel comme vous qui le dites, ça rassure. Rires…

Tu as touché à presque tous les métiers du journalisme. Presse écrite, radio, télévision, web-journalisme, aujourd’hui, peut-on dire que la photographie a pris le dessus ?

La photographie n’a du tout pas pris le dessus. Je continue d’écrire et de tourner des reportages. Mon dernier grand tournage porte sur les immigrés de Lampédusa et de la Sicile en Italie. C’est parce que je fais une exposition de photos en ce moment qui donne cette impression.

Depuis quand pratiques-tu la photographie ?

Je fais la photo depuis 1999. D’abord autodidacte, j’ai eu la chance de me former, et de côtoyer quelques grands de la photographie. Depuis, c’est devenu une passion, et je ne m’en lasse pas.

Aujourd’hui, peut-on te classer comme photographe amateur ou professionnel ?

Rires… J’ai quitté le stade d’amateur depuis. Je vis entre autres de la photographie.

Quels sont les photographes qui t’inspirent ?

Je suis grand admirateur de Cornell Capa, Georgi Zelma , Robert Doisneau et Henri Cartier-Bresson. Il faut les connaître ces gens pour aimer la photographie.

Quels sont tes projets ?

J’en ai plein la tête. Au fur et à mesure que nous allons avancer, j’aurai l’occasion de vous les dévoiler.

Ton mot de fin.

Juste avoir la la force de continuer.

Rashady dompte le hip-hop !

Rashady de son nom d’artiste fait partie de la famille du hip-hop de la diaspora togolaise. De son vrai nom GOBITAKA Rachad réside en Allemagne. TooTogo vous laisse découvrir ce jeune rappeur plein d’ambitions.

Bonjour Rashady, peux-tu te présenter s’il te plaît à ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Bonjour Pierre, je suis un jeune rappeur, compositeur, Beatmaker résident en Allemagne où je vis avec mes parents de l’ethnie Kotokoli de la région centrale du Togo. Je m’appelle Rachad GOBITAKA alias Rashady, né au Gabon. J’ai passé mon enfance en Allemagne ensuite au Togo.

En quelle année as-tu commencé à faire du hip-hop ?

J'ai commencé mes premiers pas du rap à l’âge de 10 ans puis à 15 ans avec des free-styles dans la rue, bien évidemment aussi sur les bancs de l’école. Mais j'ai commencé le rap et à faire des bailles sérieux en 2012, en sortant des mixtapes accompagnés des clips Etc...

Quelle a été la réaction de ton entourage, parents et famille proche ?

Mes parents me suivent depuis mes débuts, mes amis proches eux ils me kiffent de ouf et parfois c'est eux qui me donnent des idées, ils me donnent la foi et la force de continuer.

Quels sont les messages que tu véhicules dans tes chansons ?

Bon déjà á la base je suis dans tous les styles, je suis dans tous les sens.

Je peux faire des morceaux conscient avec des vrais messages, qui peuvent même te toucher, te donner la foi, la force et le sourire bien basé sur la vie quotidienne.

Je peux aussi te faire des gros morceaux égo trips avec des punchlines et des rimes bien, la haine, la violence, et la puissance. Je suis polyvalent, c´est tout.

C'est quoi la différence entre tes mixtapes "LA PERSÉVÉRANCE" et "RAP SALE" ?

Dans "LA PERSÉVÉRANCE" y'avait des chansons quand t'écoutes tu sauras que c'est le cas, tu sauras que c'est la persévérance, avec pas mal de messages conscients.

Dans "RAP SALE" c'est pour prouver que je suis capable de faire du rap sale, du rap égo trip, avec des phrases violentes.

A quand ton 1er album ?

Je suis actuellement en studio ici en Allemagne en train d'enregistrer mon premier album. Après je serai en France pour enregistrer certains titres et ensuite en Belgique. Mais je vais sortir LA PERSEVERANCE VOL 2.

En fait j'avais commencé d'enregistrer mon album depuis mais je n'ai jamais été satisfait donc j'avais décidé de prendre un peu de recul pour l'album au moment où je sors des mixtapes.

Sinon, il sortira Inch Allah en 2015, il sera un gros album avec pleins de messages.

D'ailleurs je vais sortir un nouveau single ensuite un gros clip bientôt, il sera un gros tube de l'année 2014, on espère que ça tourne au maximum.

Penses-tu un jour travailler avec un artiste togolais ?

Bien sûr j'ai déjà fait quelques morceaux avec des artistes togolais, c'est déjà dans ma boite, ça arrive sur l'album, beaucoup vont tourner leurs vestes.

Il y'a des trucs qui sont déjà préparés en silence après ça s'occupera du bruit Incha Allah !

Pourquoi tu sors des mixtapes et pourquoi en téléchargement gratuit ?

Je sors des mixtapes pour me faire plus connaître, et si je les mets en téléchargement gratuit c'est parce que je veux que les gens sache de moi et de mon talent.

Te consacres-tu exclusivement à la musique ou tu fais autres choses à côté ?

Je me consacre un peu à la musique, bien sûr avec des singles que je vends sur les plates formes ITunes, Amazone Etc... Je rends grâce á Dieu.

Bien sûr que je fais d'autres choses aussi, Bah je fais des gros bizness.

Le beef, je le fais autant que les rageux passent leurs temps á me sucer (Rires…)

Quelle analyse fais-tu du hip-hop made in Togo et en général de la musique togolaise ?

Sincèrement la musique togolaise a évolué et j'en suis fier.

Par exemple regarde les Toofan depuis 2006 ils ont commencé et maintenant ils ont connus le succès, et bien sûr qu'ils ont taffé dur pour être à ce niveau et je les encourage.

Pour le côté hip-hop made in Togo, Parlons Peu (Rires…)

Je trouve qu'il y'a aussi de l'évolution mais trop de copie – coller, il faut que ça change.

Tout le monde veut faire comme les autres mecs et ce n’est pas très professionnel.

C'est pour ça tu vois que y'a certains togolais qui me détestent parce que moi je leur sors des hits authentiques qu'ils n’ont jamais attendu, c'est très étrange pour eux, mon rap pour les togolais c'est du nouveau pour eux mais ils comprendront bientôt d'où mon univers musical vient.

Par exemple quand j'avais sorti les singles comme "PERSONNE" et " JE ME BATS".

Crois moi j'ai eu des bons retours, ces deux singles ont bien cartonné sur toutes les chaines togolaises, même quand mes amis qui sont aux États-Unis et aussi ici en Allemagne m'ont dit quand ils sont partis au Togo en été 2013 qu’ils ont écouté comment ça cartonnait partout sur les chaines radios, c'est ce qu'ils disaient.

Il y a ceux qui me soutiennent et il y a aussi ceux qui me détestent, bref on peut pas plaire à tout le monde c'est ça la vie.

Même quand Michaël JACKSON ou 2 PAC étaient vivants ce n’est pas tout le monde qui les aimait bref moi personne peut me stopper ni me sous-estimé dans ce que je fais, ma foi est toujours á l'heure.

Certains pensent que je fais ma musique seulement pour la population togolaise mais ma gueule... moi RASHADY je fais ma musique pour tout le monde (Europe, Afrique…) voilà et pas seulement pour la population togolaise.

Parles-nous s’il te plaît de ton label « Shady World Music ».

SHADY WORLD MUSIC c'est mon propre label que j'ai créé en 2012 et qui porte le même non de mon studio. Il faut remarquer que j'ai juste pris les cinq lettres de mon nom d'artiste qui est «SHADY».

Quels sont tes projets ?

Le premier single de mon album "PROMISE" en featuring avec Fizzi est déjà sur le net.

Mes projets á venir, il y a LA PERSEVERANCE VOL 2.

Mon premier album en 2015 Inch Allah, Rap Sale 2.

Ton dernier mot.

Je profite de cette occasion pour dire á tous ceux qui me supportent que la saga continue, mixtape RAP SALE sorti le jour de mon anniversaire, le 26 mars 2014 est toujours disponible en téléchargement gratuit, ils peuvent retrouvez le lien de la mixtape sur mon Facebook qui est Rashady Officiel.

La nouvelle série de la persévérance arrive cet été Inch Allah.

Retrouvailles entre les basketteurs de la diaspora

Les anciens basketteurs de la génération All Star Game des années 1997-2007 se retrouvent tous les ans depuis 2010 dans un tournoi organisé par la commune de Soucieu-en-Jarrest (Village situé à 13,5 km au sud-ouest de la métropole lyonnaise) en France et sous la direction de Patrice Folly ADUAYOM (Ex sociétaire des Aiglons de Lomé et du Dynamique togolais « Dyto »).

En 2013, étaient présents les basketteurs :

Patrice Folly ADUAYOM (Ex sociétaire des Aiglons de Lomé et du Dynamique togolais « Dyto »), Gervais MENSAH (CBS ET Racing club de Lomé), Armand PERSIDIS (Modèle de Lomé), Vincent FOLLYKOUE (Modèle de Lomé) Djabakou AKOMATSRI (Aiglons et Blue Star de Lomé), Edem AMENYITO (FABA de Lomé), Morou Ramdane TOURE (Aiglons et Blue Star de Lomé), Baba Adodo DJONDO (NGB et CBS de Lomé) Messan AJAVON Essa (Swallows et CBS de Lomé), Alapini Kolé OLYMPIO (Dyto de Lomé), Kareem GNASSINGBE (Swallows de Lomé), Sergino CHAOLD (Etoile filante de Lomé), Eugène Papa TOULABOR (NGB et Aiglons de Lomé), Maxwell SITTI (Racing club de Lomé), Jean-Paul CATARIA (Dyto), Gbetoho EDORH (Aiglons, Blue Star et Modèle de Lomé), Alphonse ZANOU (Aiglons et Blue Star de Lomé), Rafia COUGBADJA-TOURE (Racing club de Lomé) et Martine TOSSAVI (CBS de Lomé).

Ces retrouvailles se sont également vues honorés de la présence du chanteur togolais de renommé Thierry Nkéli Faha.

Tout ceci était dans une ambiance très festive.

Comme à l’accoutumée la journée s’était terminée par une soirée dinatoire en présence de tous les acteurs.

Pour les fans du Basketball de la diaspora togolaise, rendez-vous ce samedi 7 juin 2014 à Soucieu-en-Jarrest (Village situé à 13,5 km au sud-ouest de la métropole lyonnaise).

Peter Solo prédit « Vaudou Game » avec « Apiafo »

A l’instar des autres musiques qui découlent de la rencontre entre musiciens africains et leurs cousins éloignés des Etats-Unis, il existe un courant de même type peu connu, dans le berceau de la culture vaudou qu’est la région Togo/Benin.

L’idée d’intégrer ces gammes envoûtantes, à un afro-funk des années 70 énergique s’est imposée comme une évidence à Peter Solo, par l’analogie qu’il a trouvé entre cette tradition vaudou et les musiques de transe que sont le blues, le funk ou le rythm’n’blues de James Brown, Otis Redding et Wilson Pickett.

Dans quelques mois Peter Solo sort son 4ème album « Apiafo ». Ses impressions :

D’abord merci TooTogo pour cette opportunité.

Mon but depuis 15 ans a été de trouver une couleur, une ligne, un fil conducteur de notre musique vers la génération future.

La tradition Vaudou née dans cette région (Togo, Bénin), et reconnue dans le monde entier est une culture à part entière, que j’assume et revendique avec beaucoup de fierté.

La particularité musicale de cette région est d’employer, lors des rituels vaudou, des gammes particulières, chantées en l’honneur des divinités, qui diffèrent de toutes celles des cultures des pays voisins. Vous savez, il n’y a pas d’instruments harmoniques au Togo, comme le balafon, la kora… que l’on peut trouver dans le reste de l’Afrique de l’Ouest : les seuls instruments harmoniques au Togo sont nos voix.

La gamme du vaudou, les harmonies imaginées par nos ancêtres, nos ainés, nos aïeux, méritaient d’être valorisées. Je me les suis réappropriées dans cet album, pour mettre en lumière les véritables valeurs de cette culture aux yeux de l’occident, faire mentir l’image « diabolique » généralement véhiculée par le cinéma hollywoodien.

Comme j’ai l’habitude de le dire, l’identité culturelle d’un pays, prend sa source souvent dans ses harmonies.

Vaudou Game pour moi représente l’identité musicale du Togo.

Peter, après « Analog Vodoo » sorti en 2012, bientôt « Apiafo » et que « Vaudou Game » est sur les ondes depuis quelques jours, pourquoi ce single avant l’heure ?

Apiafo est sorti en vinyl et en CD en Septembre prochain, donc le 45 tours comportant 2 titres est disponible déjà chez Hot Casa Records.

« Apiafo » veut dire Amen en mina et comportera 12 morceaux.

Un petit mot sur l’artiste Roger Dama DAMAWUZAN qui sera probablement sur ton prochain album « Apiafo ».

Roger DAMAWUZAN, tout comme Poly-rythmo de Cotonou (Bénin), El Rego et ses Commandos (Bénin) font partie des principaux représentants de ce courant vaudou funk des années 70 bien connus des amateurs de groove afro.

Évidement Roger est l’un de ceux qui a réveillé les consciences sur notre musique, donc je l’ai invité en featuring sur 2 titres, et il sera d’ailleurs en tournée à mes côté à partir de décembre prochain, notamment au Festival des TransMusicales de Rennes.

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